Espoir pour les cadets

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novembre 1861 - Paris - Malakoff - Conflans St Honorine

Se retrouvant au Club avant la convocation au palais de justice, les membres du Club se rendent ensuite à Malakoff pour assister à la promotion du capitaine et rencontrent le père Joseph. Ils décident alors de visiter le Domaine Dermembon qui pourrait accueillir la Fondation des Cadets de l'Espoir. Le domaine est habité par les familles des dockers de Conflans ! Après avoir compris la situation, les membres du club poursuivent le notaire véreux, le rattrapent et le font céder son patrimoine à la fondation en échange de leur silence.

Au Club

En ce 4 novembre, le temps maussade est tenu à l'écart par une bonne flambée. Chacun raconte ses dernières aventures, Gabriel est revenu du Portugal, le Comte est aliéné dans son pavillon de Passy sous la houlette d'Elmer et la protection de Doudou.
Le Capitaine, sourire aux lèvres a invité tout le monde à deux heures au casernement du 3ème de Génie.
Albert semble en déveine dans ses affaires et n'est pas revenu avec son automotive, il est en vélocipède. Lucien attend anxieusement la convocation au Palais de Justice pour 10 heures mais n'oublie pas de souhaiter la fête de son frère Charles-Henri en lui offrant un très beau volume relié et dédicacé des «fleurs du mal» de Charles Baudelaire.

L'acte d'accusation

Au palais de justice, rencontre fébrile avec le procureur impérial Patrigent en présence de l'enquêteur de Police Boutardieu. Après l'énoncé des états civils de chacun, l'acte d'accusation tombe comme un couperet :
« Lucien Trémillon, Albert de la Feuillantine de Fressenssac, Gabriel Dermembon et le nègre appelé doudou sont accusés d'avoir commis quatre homicides sur les personnes d'enfants mineurs en date du 16 août 1861, rue du Repos à Paris. ».

Le capitaine Trémillon est cité comme témoin à la barre.

Promotion

La demande d’affectation du capitaine Trémillon est acceptée; la cérémonie militaire dans le casernement du 3ème Génie se déroule en présence de sa femme, de ses enfants, de ses amis. Le père Joseph, ami de Mme Trémillon est présent. Les manoeuvres des sapeurs sont magnifiques mais pas suffisantes aux yeux de l’exigeant capitaine qui consigne quelques hommes.
En fin de cérémonie, Le Colonel Villotec’est la remise du grade de Chef de Bataillon par le colonel Villote.
Le Trompette Parchevaux, aide de camp du Capitaine, est tellement gonflé de fierté que les boutons de son uniforme menacent de rompre.
Le plus grand fils de Charles-Henri se jette sur son père dès la fin de la cérémonie.

Héberger les cadets

Après avoir présenté le père Joseph qui prendrait en main l’éducation des cadets; Charles-Henri expose à Gabriel les difficultés qu’il a eu à contacter son notaire Maître Besnus. Tous décident de se rendre à Conflans dès le lendemain.
La capitale de la batellerie est très active qui charge et décharge tout le fret de Paris en provenance de l’Ouest.

L’étude

Me Besnus reçoit difficilement les membres du club; se frottant les mains, laissant traîner les phrases; il à l’air de prodigieusement s’ennuyer.
Me BesnusSous la lourde insistance du Commandant et de Gabriel, il ordonne à son clerc de reprendre le dossier Dermembon. Apparemment celui-ci est égaré, les clefs du domaine sont absentes.
Tous sortent après lui avoir intimé de retrouver les éléments recherchés.

La propriété Dermembon

Le Domaine

Gabriel fait appel à ses plus vieux souvenirs pour retrouver l’entrée du domaine.
La grille n’a pas été ouverte depuis des années, elle s’ouvre. L’allée du parc n’est pas entretenue; évoluant dans la brume, Lucien s’aperçoit que les terres sont cultivées puis, le commandant entend un cri étouffé et se précipite vers sa source suivi des autres.

Envahi !

Devant la porte, nos amis entendent une forte agitation à l’intérieur. La porte finit par s’ouvrir doucement, des femmes et des enfants scrutent les arrivants avec anxiété. Malgré la présence du père Joseph et les mots de réconfort de Gabriel, le propriétaire, l’ambiance n’est pas sereine du tout. Une femme lâche: « Mais ce n’est pas le jour du loyer ? ».
A ces mots, Gabriel bondit !
Le montant des loyers est raisonnable et la collecte, hebdomadaire doit avoir lieu le lendemain. Gaël sort son carnet et prend furieusement des notes pour un article. Tout à coup une voix retentit : « charge mon fusil Simone, je vais les chasser ! » c’est le grand-père qui apparaît dans un fauteuil roulant poussé par une jeune femme. Joseph calme la situation et tous attendent le retour des hommes qui travaillent sur les docks de Conflans.

L’attente

En attendant les hommes, l’ambiance se détend doucement.
Une très jeune femme tire le prêtre par a manche et lui demande de monter avec elle dans les étages. Il y va suivi du commandant et de Lucien. Arrivé dans les combles, il découvre une très jeune enfant victime d’une fluxion de poitrine et qui parait fort mal en point. Il décide de prier à son chevet.
Le commandant part à cheval chercher le médecin de Conflans,
L'ambiance se détend les autres sont invités à manger une délicieuse tarte aux mûres.
Le médecin revient, s'occupe de l'enfant et repart avec un pronostic pessimiste... Il pense qu'elle pourra guérir si elle survit à la nuit. Ce pronostic n’est pas du goût de Charles-Henri qui insulte le médecin.

Retour des hommes

C'est dans cette ambiance plus apaisée que les hommes reviennent de leur travail sur les docks de Conflans. Ils arrivent en barque. A la vue des étrangers, ceux-ci se précipitent aux nouvelles et font démonstration de leur force. Après quelques explications houleuses, ceux-ci comprennent qu'ils ont été dupés par les collecteurs de loyer. Après quelques discussion avec les membres du club, ils proposent d'aller les chercher et de les ramener au domaine.

"Loyers"

Un peu plus tard les barques des travailleurs du port de Conflans reviennent et sont apportés deux mariniers en piteux état. Leur appréhension par les dockers a semble-t'il été musclée. Ils expliquent que, les loyers collectés, ils devaient les porter dans une consigne du "Théodore". Questionnés sur leur commanditaire, ils avouent ne pas le connaître et avoir été recrutés dans un bar. Ils sont autorisés à prélever chacun 50 centimes sur les loyers perçus.

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Effraction

Surpris de l'étrange comportement de Me Besnus, Lucien et Albert décident d'aller nuitamment voir à son étude ce qu'il est advenu des clefs et des dossiers du domaine Dermembon.
Après s'être introduits dans l'étude grace aux "rossignols" de Lucien, ils sont confrontés à un désordre beaucoup plus grand que dans leur dernier passage... Ils retrouvent à moitié brûlés plusieurs dossiers dans la cheminée dont un est celui du domaine Dermembon... Il n'y a plus d'effets personnels, il semble que Me Besnus ait pris la poudre d'escampette.

Chasse

De retour au domaine, lorsque tous apprennent la fuite de Me Besnus, un plan d'action est élaboré. Il peut avoir pris le Théodore qui est parti en début de matinée. Une brève enquête sur les quais apprend qu'il n'a pas eu le temps d'attraper le Vapeur; il a du partir par d'autres moyens. Les dockers savent que le notaire dispose d'un petit vapeur fluvial : le "BESNUS". Gabriel et Charles-Henri partent au grand galop vers l'aval en espérant rattraper le BESNUS aux écluses.

Le yacht à vapeur de Me Besnus

Me Besnus

Au bout d'une folle course à cheval, Le BESNUS est retrouvé au mouillage devant une écluse. Il n'y a pas de mouvement à bord, Gabriel et Charles-Henri se rendent à l'auberge de l'écluse et voient le notaire attablé. Ils s'invitent à sa table et lui font comprendre que c'est la fin de la fuite, qu'il va maintenant falloir s'expliquer devant les locataires...
Au petit matin le BESNUS accoste sur le petit débarcadère du domaine. Les lueurs de l'aube apportent de bonnes nouvelles puisque la petite phtisique a survécu à la nuit et que le père Joseph réapparaît rayonnant !

Rédemption

Confronté à la réalité, menacé, intimidé, Maître Besnus propose de réparer ses erreurs. Le Club pousse son avantage jusqu'à l'extrême et obtient réparation. Le lendemain Charles-Henri fait venir le notaire de la famille Trémillon et les papiers de donation sont rédigés en bonne et due forme à l'étude de Me Besnus.
Le yacht "le Besnus" a été donné au Club Objectif 1900.

Espoir pour les cadets

Le domaine Dermembon est restitué à Gabriel, les familles qui y étaient logées seront déplacées dans une autre propriété qui était sous-louée de la même manière par le notaire véreux. Cette propriété (rachetée à son propriétaire en cédant le patrimoine de Me Besnus) devra subir des travaux mais pourra accueillir les familles des dockers.

Le domaine Dermembon, foyer des cadets de l'espoir

Les appartements en centre ville de Conflans qui ont été donnés à la fondation des cadets de l'espoir devraient permettre de financer les travaux nécessaires à la transformation du domaine en orphelinat. L'ensemble du patrimoine de la fondation a été confié à Albert de la Feuillantine de Fressenssac. Albert étudie le financement et prépare le budget de la fondation.

Gabien.