L'ombre du boucher

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novembre 1861 - Paris

L’hiver 61 se poursuit, les membres du Club apprennent qu’ils ont eu une visite nocturne : un cambriolage. Albert et Joseph font le point sur l’état de la Fondation « Cadets de l’espoir ». Gabriel démasque les agents de la sûreté, mais la filature échoue. Les agents sont aussi passés à St Etienne du Mont. Le Trémillium est testé à l’eau bénite puis une proposition de Gaël de salir l’image du boucher est rejetée. Un entretien est monté avec M Honorin puis décision est prise de camoufler le Trémillium.

Hiver rigoureux

Par un froid glacial, les membres du clubTante Médie se réchauffent dans les locaux de la rue de l’observatoire, seul Gabriel ne semble pas souffrir du froid. Tante Médie apporte le café. La discussion s’installe et Albert sort les dossiers de la Fondation des Cadets de l’Espoir.
Quand Tante Médie revient avec les brioches fraîches, elle demande qui est passé au Club cette nuit.
Après un tour de table, il apparaît que personne n’est passé…
Chacun regarde autour de soi, le commandant vérifie le contenu du coffre, apparemment rien ne manque.

Investigation

Lucien sort sa loupe, vérifie les portes et fenêtres puis arpente l’appartement en tous sens. Il repère de très légères traces d’effraction sur la porte d’entrée puis des rayures sur le coffre qui n’a pas été ouvert selon lui. Enfin, il trouve au sol des traces de chaussures cloutées de deux pointures différentes.
Furetant dans le Club, il découvre que les deux individus qui se sont introduits au club sont restés longtemps. Tous les documents du club ont été abondamment consultés.
Gabriel se précipite dans la bibliothèque pour y pratiquer un inventaire rapide des ouvrages concernant TLÖN. Elmer arrive sur ses entrefaites et inventorie le laboratoire.
Les chaussures cloutées de même type et le fait que rien n’ait été volé conduisent notre investigateur à soupçonner une intrusion des services de police…

Cambriolage ?

Le Commandant, impressionné par le nombre de détails relevés par son frère court chez le voisin du dessous pour y faire l’acquisition d’une loupe… Certaines chambrées du côté de Malakoff vont dorénavant être inspectées dans le plus grand détail !
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Financement de la Fondation

Albert, depuis le début de la matinée fait le point à la demande du Père Joseph sur le financement de la Fondation et l’organisation des travaux pour l’orphelinat.
Ses dossiers ouverts, il tente de se faire entendre
sans succès tant les autres membres du Club sont accaparés par l’intrusion nocturne. Il range bientôt ses documents après avoir indiqué que les travaux seraient probablement terminés en mai. Cette information a aussi été relayée dans le Figaro par Gaël.

Au Bezancon

Gabriel se rend au café Bezançon dont la devanture permet de surveiller les allers venus dans les locaux du club. L’avenue gelée traversée, il commande un café au bar et scrute les visages de tous les clients qui sont proches de la vitre. Tout à coup, il sort un papier de sa poche, écrit quelques lignes paie sa consommation et sort dans la rue. En traversant l’avenue, il jette le document dans le caniveau puis remonte au Club et observe discrètement le bar. Quelques minutes plus tard un individu en habit noir et au nez cassé sort du bar, flâne dans la rue et ramasse le papier !
Le bar Bezançon

Filature

La patrouille de l'Avenue de l'ObservatoireGabriel bondit, jette à Albert son manteau et file l’individu au nez cassé qui remonte paisiblement l’avenue de l’Observatoire en direction du Luxembourg. Albert et Gabriel se lancent en filature, un peu plus tard, l’homme au nez cassé interpelle une patrouille de police. La patrouille intercepte bientôt Gabriel et Albert pour un contrôle d’identité qui se termine au poste de police.
Une demi-heure plus tard, ils ressortent du poste mais l’oiseau s’est envolé.

Lucien se promène dans le quartier pour y rencontrer les hommes de la nuit susceptibles d’avoir vu quelque chose et apprend que deux hommes vêtus de noir sont effectivement entrés dans l’immeuble.

De retour au club, apprenant la mésaventure de nos détectives en herbe, le sang du Commandant ne fait qu’un tour, il se rend au poste de police pour rencontrer la patrouille ayant « contrôlé » les documents d’identité. Il explique que c’est une affaire importante et apprend que l’homme au nez cassé a montré une carte de la sûreté aux policiers.

L’ombre

L’affaire est maintenant entendue, le club est surveillé de très près par les services de Jean Clottereau dit « le boucher ». Une discussion s’ensuit pour savoir comment réagir.
Le Commandant indique que Clottereau ne fait que son métier et que le Club n’a rien a cacher, surtout à la veille du procès de certains de ses membres.
Gabriel et Lucien sont plus anxieux, Elmer n’y porte que peu d’intérêt, le père Joseph est persuadé que le Club n’a rien a se reprocher ; Gaël est pensif puis file bientôt au Figaro pour y consulter ses collègues.

Un ange passe

Sur le coup de midi, un enfant de chœur demande à voir le père Joseph. Il est très intimidé mais parvient à expliquer avec l’aide du prêtre que deux messieurs sont venus voir le père Joseph à St Etienne du Mont ; qu’il a indiqué que celui-ci était sans doute à la caserne du 3ème de génie.
Après avoir couru à la caserne, il est revenu au Club pour prévenir au plus vite le père Joseph. Rassuré sur le fait de n’avoir pas commis une mauvaise action, il repart vers l’église.

St Etienne du Mont

Le père Joseph propose de se rendre à l’église pour y rencontrer les hommes en noir. Deux heures après son arrivée, les agents reviennent et demande des informations sur les activités du Club. Ils pointent notamment le fait que plusieurs meurtres dans des circonstances douteuses auraient été commis par ses membres.
Le père Joseph les rassure et affirme qu’il les tiendra informés d’activités douteuses ; les agents lui remettent une carte – Dupont de la sûreté.
Intérieur de St étienne du Mont

Au rapport

Le père Joseph, de retour au club, retrouve ses amis et leur fait part de l’entrevue avec les hommes de la sûreté. Il constate que les derniers mois du Club ont été fort mouvementés, que des morts violentes sont effectivement arrivées.
Rassuré par les explications du commandant, et les hochements de têtes des autres, il réaffirme son support au Club puis demande ce qu’est le Trémillium.

Le Tremillium

Les explications du Commandant et celles de Gabriel issues des ses discussions par courrier avec Buoy Casarès coïncident… le Trémillium (ou le HRÖN) réagit de façon très particulière en présence de matériaux nobles. Lors des dernières expériences au club, il a lévité. Gabriel met en garde le club : d’après ses sources et avant d’entreprendre une étude intensive des ouvrages sur TLÖN, il semble que le Trémillium ait été conçu (trouvé voire rêvé) entre les 11ème et 12ème siècles par un rêveur de TLÖN. Le Trémillium serait l’incarnation de la perfection…

Le baptistère

Expérience

Joseph demande si le Trémillium, qui a passé des siècles dans une église, réagirait en présence d’eau bénite ? L’expérience est bientôt tentée avec de l’eau provenant du baptistère de St Étienne du Mont, le Trémillium absorbe l’eau bénite.
Un peu plus tard l’expérience est tentée avec de l’eau «normale» et rien ne se produit.

De la boue pour le boucher ?

Gaël revenant du journal où il a glané des informations est persuadé qu’il doit y avoir un moyen de faire taire le boucher en constituant un dossier sur lui et ses activités illicites. Il semblerait qu’il se rende régulièrement dans un tripot de très mauvaise réputation rue du Four St Jacques.

Lucien furète

Lucien se rend sur les lieux et, s’il ne parvient pas à pénétrer dans le tripot, il apprend par les marchands alentours qu’une grande fête s’y prépare. Probablement à l’occasion des fêtes de la Sainte Eugénie, Impératrice.

Voir le boucher

Le père Joseph, propose de se rendre rue de Jérusalem pour rencontrer les agents de la sûreté et leur expliquer la situation. Arrivé à la tour pointue, il fait la connaissance de Monsieur Honorin qui semble très bien renseigné sur les activités du Club et pose des questions précises. Le père Joseph l’invite à se rendre au Club pour en discuter de vive voix.
Rue de Jérusalem - entrée du dépot

Monsieur Honorin

Monsieur Honorin arrive bientôt au Club, puis dans le salon d’honneur et ne se présente pas… alors que Gabriel et le Commandant se sont présentés.
Choqué le commandant lui demande de sortir ; celui-ci rebrousse chemin vers le Hall suivi par Joseph.
Le père Joseph, la moustache frémissante, met son pied sur la porte du Club et demande à M. Honorin les raisons de ce comportement. M Honorin sourit et répond que c’était un test…
Le père Joseph le prie de bien vouloir reprendre l’entretien, M. Honorin s’exécute.

Entretien de sûreté

L’entretien reprend sans sérénité, M. Honorin comence par préciser qu’il ne s’appelle pas Adhémar Collet. Il écoute ensuite les explications du Club qui prépare un véhicule pour le concours de l’exposition universelle de Londres puis pose des questions :
  • « Qu’alliez vous faire au Portugal M. Dermembon ? Dans un pays catholique ? »
  • « Dans un pays catholique ? »
  • « Comment le procès se prépare-t'il ? »
  • « Pourquoi le Comte est-il aliéné ? »
  • « Connaissez-vous les Seigneurs de la vapeur ? »
  • etc.
Avant de partir, il rappelle au Club que les Seigneurs de la vapeur ont partie liée avec la Prusse et L’empire anglais.

Comment réagir ?

Après une longue discussion, les membres du club conviennent qu’ils n’ont qu’une chose à cacher c’est le Témillium et ses fantastiques propriétés. Toutes les notes le concernant sont soigneusement brûlées pour ne conserver que les résultats des expériences sans contexte et sans commentaire. Le reste de leurs activités restera "visible" des agents de la sûreté.

Cacher le Trémillium

Le Trémillium doit être caché, pas au Club qui pourra être fouillé de fond en comble ; pas dans une boîte en bois construite par Gaël et dissimulée à St Etienne du Mont car les allées venues ne sont pas contrôlables (surtout en cette période de réfection de la façade). Il est convenu qu’Elmer l’emportera chez le Comte dans sa tabatière lors de sa prochaine visite.

Gabien.